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Les gouvernements africains ont ajouté 20 millions de bénéficiaires aux programmes de cantines scolaires entre 2022 et 2024, portant le total à 87 millions d’enfants dans 48 pays, malgré un accès quotidien limité à 20-30% des élèves inscrits et à moins de 10% dans les États fragiles. Cette dynamique, illustrée par la réunion du 19 novembre du ministère guinéen de l’Éducation préuniversitaire avec le Programme alimentaire mondial (PAM), positionne ces initiatives comme leviers d’investissement humain et de croissance locale.
L’Éthiopie et le Rwanda mènent l’expansion continentale selon le rapport *State of School Feeding Worldwide 2024* du PAM. Une étude de 2021 publiée dans *Public Health Nutrition* sur 480 élèves éthiopiens montre que les repas scolaires doublent la fréquentation, divisent par six les abandons et améliorent les résultats au-delà de certaines formations d’enseignants. Au Bénin, les achats locaux ont généré 23 millions de dollars en 2024, avec une hausse de 800% des procurement auprès de petits exploitants profitant à 23 000 agriculteurs ; le Malawi offre un retour de 35 dollars par dollar investi via les chaînes d’approvisionnement ; le Burundi enregistre une croissance de 50% des revenus agricoles pour 67 coopératives et 20 000 membres. « Un repas scolaire dépasse la simple nourriture : c’est un investissement pour la famille, la communauté et l’avenir d’un pays », déclare Eric Perdison, directeur régional du PAM.
Les achats locaux lient les budgets éducatifs à l’agro-industrie, générant emplois et réduction des importations face à la volatilité des matières premières, tout en stimulant les multiplicateurs fiscaux. Pour les investisseurs, l’échelle de ces programmes ouvre des opportunités en agroalimentaire et transformation, soutenues par des gains en capital humain et PIB à long terme, mais contraintes budgétaires, infrastructures défaillantes et dépendance à l’aide limitent les rendements dans les zones à faible capacité.


