Quatre employés maliens de Barrick Gold Corporation ont été libérés après un an de détention, à la suite d’un accord entre la société canadienne et le gouvernement du Mali mettant fin à un différend sur la mise en œuvre du nouveau code minier et le partage des revenus aurifères.
Les employés avaient été arrêtés à Bamako en novembre 2024 dans un contexte de désaccord autour du code minier visant à accroître la part de l’État dans les recettes issues de l’or, alors que les cours mondiaux atteignaient des niveaux historiques. Barrick a annoncé la semaine dernière qu’un accord global avait été conclu avec les autorités maliennes après deux ans de négociations concernant le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, actif stratégique du groupe en Afrique de l’Ouest. L’accord prévoyait notamment la libération des quatre employés et le rétablissement des activités minières dans des conditions normales. Des sources proches du dossier ont confirmé la libération, sous couvert d’anonymat.
Cet accord met fin à une période de tension entre Bamako et Barrick et pourrait renforcer la stabilité du climat d’investissement dans un secteur clé pour les exportations maliennes. Il illustre également la volonté croissante des États africains de revoir les conditions d’exploitation de leurs ressources afin d’accroître les recettes publiques. Pour Barrick, le règlement du différend réduit le risque opérationnel et consolide sa présence dans l’une des principales zones aurifères de la région, même si les incertitudes sécuritaires et réglementaires demeurent.