La République du Congo a porté sa capacité de gaz naturel liquéfié (GNL) à un objectif de 3 millions de tonnes par an (mtpa) grâce au projet Congo LNG d’Eni, renforçant ainsi son rôle dans les exportations régionales de gaz. La phase 2, annoncée le 2 décembre, comprend l’installation de l’unité Nguya FLNG de 2,4 mtpa en mer et l’introduction de gaz dans les installations en vue des premiers chargements début 2026. L’unité Tango FLNG, opérationnelle depuis 2024, produit déjà plus de 0,6 mtpa.
Les données de capacité de liquéfaction de GIIGNL, S&P Global Commodity Insights et African Energy Chamber placent l’Algérie à environ 25 mtpa, le Nigeria à près de 22 mtpa, l’Égypte à 12 mtpa, l’Angola à 5,2 mtpa, la Guinée équatoriale à 3,7 mtpa, le Mozambique à 3,4 mtpa et le Cameroun à 2,4 mtpa. La Chambre africaine de l’énergie estime les exportations de GNL africaines à 34,7 millions de tonnes en 2024, soit 8,5% de l’offre mondiale.
Une fois la capacité congolaise de 3 mtpa pleinement opérationnelle, le pays pourrait représenter environ 9% des exportations de GNL du continent, à condition que la production des autres pays reste globalement stable.
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