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Des entreprises américaines montrent un intérêt important pour des actifs miniers de la République démocratique du Congo, y compris la zone de Rubaya, contrôlée par des rebelles, a déclaré vendredi un responsable du Département d’État, ajoutant que tout investissement dans cette zone devra s’inscrire dans le cadre des efforts de paix menés par Washington. Le Congo a envoyé plus tôt cette année à Washington une liste d’actifs stratégiques, notamment des projets de manganèse, de cuivre-cobalt, d’or et de lithium, à examiner par les investisseurs américains dans le cadre d’un partenariat sur les minerais.
Les États-Unis veulent utiliser ce partenariat pour transformer les accords de paix et d’investissement en influence accrue sur la chaîne d’approvisionnement congolaise en minerais critiques. Washington renforce aussi ses efforts pour sécuriser des approvisionnements destinés à un stock stratégique de métaux, tout en cherchant à réduire sa dépendance à la Chine et à contester la domination de Pékin en Afrique.
Rubaya occupe une place centrale dans cette stratégie, car cette mine de coltan figure parmi les plus riches gisements de tantale au monde. Le site est détenu par les rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda, et le responsable a indiqué que l’investissement ne pouvait pas être dissocié du conflit dans l’est du Congo, où les combats ont fait des milliers de morts et restent au cœur du processus de paix.
Le responsable a indiqué que les entreprises américaines avaient un réel intérêt, même si les discussions n’en sont qu’à un stade préliminaire et qu’aucun nom n’a été communiqué. Le gouvernement congolais et le M23 n’ont pas répondu immédiatement, mais la partie américaine a affirmé que le volet commercial devait avancer en parallèle de l’accord de paix.
Le partenariat minier commence déjà à prendre forme. L’entreprise américaine Virtus Minerals travaille à la relance des mines de cobalt et de cuivre du producteur congolais Chemaf, que le Département d’État a présenté comme un projet fondateur destiné à renforcer la confiance dans l’environnement des affaires pour les investisseurs alignés sur les États-Unis.


