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Les États-Unis ont mené le 25 décembre des frappes aériennes contre des groupes affiliés à l’État islamique dans l’État de Sokoto, au nord-ouest du Nigéria, à la demande des autorités nigérianes, a confirmé le Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM). Le ministère nigérian des Affaires étrangères a décrit l’opération comme un effort conjoint de lutte antiterroriste, autorisé par le président Bola Tinubu.
L’annonce de l’opération a provoqué une réaction immédiate sur les marchés financiers. Les rendements des euro-obligations nigérianes se sont élargis de 15 points de base, élargissant l’écart avec les bons du Trésor américain en raison d’une perception accrue du risque souverain. Sur le marché officiel, la naira s’est échangée autour de 1 455 unités pour un dollar, en raison d’une liquidité limitée en devises étrangères et d’une inflation persistante, qui a atteint 34,8% en décembre. La Banque centrale du Nigéria a maintenu son taux directeur à 27,5%.
Le pétrole Brent a clôturé au-delà de 63 dollars le baril après ces frappes, les opérateurs intégrant la hausse du risque géopolitique dans leurs anticipations. Cette reprise ponctuelle n’a toutefois pas compensé la présence d’environ 20 millions de barils de brut nigérian, prévus pour chargement en décembre et janvier, qui restent invendus sur le marché physique en raison d’un excès d’offre et d’une concurrence accrue du Moyen-Orient.
Sur le plan industriel, la raffinerie Dangote, présentée comme un pilier de la souveraineté énergétique du pays, subit actuellement des opérations de maintenance technique. Cette interruption temporaire de la production d’essence accentue la dépendance du Nigéria aux importations de carburants, renforçant la pression sur ses réserves de change.
Ce nouvel épisode militaire intervient alors qu’Abuja cherche à consolider la stabilité macroéconomique après une série de réformes monétaires ambitieuses. La hausse du coût du risque observée sur les marchés met en lumière la sensibilité du pays à tout facteur d’instabilité sécuritaire dans le nord, rappelant combien la trajectoire financière nigériane reste étroitement liée à sa capacité à garantir la sécurité intérieure.


