

Quidah est une plateforme en ligne qui met en relation les investisseurs avec des opportunités sélectionnées et des analyses d’experts sur les marchés émergents d’Afrique, tout en offrant aux entreprises des services de promotion, de facilitation de partenariats et d’intelligence de marché pour attirer des capitaux et développer leurs activités.
Des millions de personnes au Soudan survivent avec un seul repas par jour alors que la crise alimentaire du pays s’aggrave et menace de se propager, selon un rapport publié lundi par un groupe d’organisations non gouvernementales. Le rapport indique que la guerre entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide paramilitaires a provoqué une faim généralisée et déplacé des millions de personnes.
Au Darfour-Nord et au Kordofan-Sud, les deux zones les plus touchées par le conflit, des millions de familles n’ont accès qu’à un repas par jour, selon le rapport. Il précise que beaucoup de personnes passent souvent des journées entières sans manger et ont fini par se nourrir de feuilles et d’aliments pour animaux pour survivre.
Le rapport a été rédigé par Action Against Hunger, CARE International, l’International Rescue Committee, Mercy Corps et le Norwegian Refugee Council. Il indique que 61,7% de la population soudanaise, soit 28,9 millions de personnes, souffre d’insécurité alimentaire aiguë, tandis que les cuisines communautaires peinent de plus en plus à répondre à la demande croissante.
Le gouvernement soudanais aligné sur l’armée nie l’existence de la famine, tandis que les FSR refusent d’endosser la responsabilité des conditions dans les zones qu’ils contrôlent. Le rapport affirme que la guerre, en perturbant l’agriculture et en s’accompagnant de la destruction délibérée des fermes et des marchés, pousse les communautés vers des conditions de famine.
Les femmes et les jeunes filles sont particulièrement exposées aux viols et au harcèlement lorsqu’elles vont aux champs, aux marchés ou chercher de l’eau, selon le rapport. Il ajoute que les ménages dirigés par des femmes ont trois fois plus de risques de connaître l’insécurité alimentaire que ceux dirigés par des hommes.


