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La société minière canadienne Fortuna Mining avance sur l’un de ses plus grands projets de croissance en Afrique après qu’une étude de faisabilité a confirmé les solides performances économiques de son projet aurifère Diamba Sud au Sénégal. Le projet se démarque alors que plusieurs pays africains renforcent leur contrôle sur leur secteur minier.
L’étude évalue le projet à ciel ouvert à une valeur actuelle nette après impôt de 1 milliard de dollars, avec un taux de rentabilité interne de 60% et une période de récupération du capital d’un an seulement. Ces résultats reposent sur un prix de l’or de 3 500 dollars l’once.
Diamba Sud devrait produire en moyenne 158 000 onces d’or par an au cours de ses quatre premières années, avant de s’établir à 116 000 onces en moyenne sur sa durée de vie de 9,4 ans. Fortuna a indiqué que le projet détient 1,15 million d’onces de réserves probables.
La société estime les coûts de maintien tout compris à 1 056 dollars l’once sur les quatre premières années, puis à 1 332 dollars l’once sur la durée totale de la mine. Cela fait de Diamba Sud l’actif le moins coûteux de Fortuna et un élément central de sa stratégie de croissance.
Fortuna a déjà approuvé 73 millions de dollars pour les travaux préparatoires, notamment les infrastructures du site et l’ingénierie. La première production d’or est visée avant la fin du deuxième trimestre 2028, sous réserve des permis définitifs et d’une décision d’investissement.
Le projet est également important pour la stratégie de production globale de Fortuna. L’entreprise veut augmenter sa production annuelle d’or d’environ 60% pour dépasser 500 000 onces d’ici 2028, en parallèle de l’agrandissement de sa mine de Séguéla en Côte d’Ivoire.
Pour le Sénégal, le projet représente un investissement estimé à 397,5 millions de dollars, susceptible de créer des emplois, de renforcer les recettes d’exportation et de générer des revenus fiscaux et des redevances. Le pays a cherché à préserver la confiance des investisseurs tout en renforçant la surveillance de son secteur minier.
Cet équilibre a permis au Sénégal de rester attractif alors que le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Ghana ont tous accru leur contrôle sur leurs richesses minières. Diamba Sud confirme que le Sénégal demeure l’une des destinations minières les plus stables d’Afrique de l’Ouest.


