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Le Gabon prévoit de mettre en place dès janvier une nouvelle taxe sur le logement afin de consolider ses finances publiques et faire face au resserrement de la liquidité, dans un contexte de dette croissante, a indiqué la présidence.
Selon la conseillère spéciale Marie-Noëlle Ada Meyo, cette contribution mensuelle concernera à la fois les propriétaires et les locataires, avec un montant variant entre 1 000 francs CFA (1,80 $) et 30 000 francs CFA (53,88 $) selon la zone et la taille du logement. Les recettes serviront à financer l’éclairage public, l’entretien des routes et la propreté urbaine. Les ménages les plus vulnérables, les établissements scolaires et les lieux de culte seront exemptés, a-t-elle précisé sur les canaux officiels de la présidence.
Cette mesure intervient alors que le pays producteur de pétrole en Afrique centrale traverse une forte tension de trésorerie, le contraignant à recourir davantage aux marchés financiers régionaux pour ses besoins de financement. Les autorités espèrent ainsi créer de nouvelles marges budgétaires tout en atténuant la pression à court terme sur le Trésor.
D’après le dernier rapport de la direction de la dette publique, l’encours total de la dette s’élevait à 8,6 billions de francs CFA (15,45 milliards $) fin octobre, contre 7,1 billions sur la même période l’an passé. Le total comprend 4,2 billions de dette extérieure et 4,4 billions de dette intérieure, dont 3,2 billions émis sur le marché financier régional. Les arriérés atteignaient 443,6 milliards de francs CFA à la même date.
Plus du tiers de la population gabonaise vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale, tandis que l’accès à l’eau et à l’électricité reste limité dans de nombreuses zones rurales. Cette situation met en évidence le défi du gouvernement à concilier mobilisation des recettes, maîtrise de la dette et amélioration durable des conditions de vie.


