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Ghana a abrogé la TVA de 15% appliquée aux activités d'exploration et de prospection minière, une décision visant à restaurer la compétitivité, attirer de nouveaux investissements et renforcer la durabilité à long terme de son secteur minier.
Cette TVA, instaurée il y a 25 ans dans le cadre de réformes fiscales larges, alourdissait les coûts initiaux pour les entreprises d'exploration et freinait les projets sur de nouveaux gisements. Face à des pays voisins comme [la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso et le Kenya], qui exonèrent ces activités de TVA, la compétitivité du Ghana en a pâti. Le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, a annoncé cette suppression lors de la présentation du budget 2026, considérant ce geste comme un levier clé pour reconstruire la confiance des investisseurs et dynamiser les pipelines d'exploration. Cette mesure s'inscrit dans une révision plus large de la TVA visant à promouvoir une exploitation minière responsable et à limiter la prospection non réglementée, responsable de la dégradation des forêts et des cours d'eau.
L'exploitation minière reste un pilier de l'économie ghanéenne, dominée par l'or, mais incluant aussi la bauxite et le manganèse. Le secteur représente plus d'un tiers des recettes d'exportation nationales. Des réformes récentes ont formalisé l'exploitation artisanale et renforcé les contrôles à l'exportation, conduisant à un record d'exportations d'or à petite échelle de 81,7 tonnes métriques, pour une valeur approchant 8,1 milliards de dollars entre janvier et octobre 2025, dépassant pour la première fois la production à grande échelle. Parmi les principaux acteurs figurent Newmont, AngloGold Ashanti, Gold Fields, Perseus Mining, ainsi que les firmes chinoises Zijin et Cardinal Namdini. Parallèlement à la suppression de la TVA, le gouvernement mène un audit des compagnies minières afin d'améliorer la collecte des recettes et garantir la conformité dans le cadre des réformes en cours.
La suppression de la TVA sur l'exploration réduit les barrières financières initiales, favorisant ainsi l'attractivité des investissements directs étrangers et le renouvellement des projets miniers. Cette mesure, alignée avec les meilleures pratiques régionales, reflète un équilibre recherché entre intérêts fiscaux et exigences de gouvernance environnementale et sociale. Elle devrait renforcer la compétitivité durable du secteur sur le long terme et soutenir son expansion à travers une meilleure innovation dans les technologies d'exploration et d'exploitation.


