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Le sommet du G20 prévu les 22 et 23 novembre à Johannesburg est marqué par une incertitude quant à la participation active des États-Unis, qui renient un changement de position après avoir annoncé initialement un boycott. Cette situation soulève des inquiétudes sur le plan diplomatique et pour les investisseurs, avant une réunion mondiale au fort enjeu.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a laissé entendre que Washington reconsidérait sa décision, prise sous l’administration Trump, qui dénonçait une discrimination supposée contre la minorité blanche et contestait un programme centré sur l’adaptation climatique, la transition énergétique, l’allègement de la dette et la solidarité mondiale. Lors d’une conférence de presse avec des responsables de l’Union européenne, il a indiqué que des discussions se poursuivaient avec les États-Unis, évoquant une possible reprise de dialogue. Quelques jours avant le sommet, des responsables américains ont laissé entrevoir une participation, mais la Maison Blanche a précisé que seul un chargé d’affaires serait présent pour la cérémonie officielle de passation de la présidence du G20, sans intervention aux débats.
Cette ambivalence traduit des tensions géopolitiques plus larges, les États-Unis se montrant sceptiques face à l’accent mis par l’Afrique du Sud sur la diversité, l’équité, l’inclusion et la durabilité. D’autres grandes puissances comme la Chine, la Russie et l’Argentine envoient également des délégations sans chefs d’État, accentuant les interrogations sur la portée politique du sommet.
L’Afrique du Sud considère ce sommet comme un vecteur essentiel de représentation africaine dans la gouvernance économique mondiale. Ramaphosa a exprimé son espoir d’une présence américaine, sans préciser la nature de celle-ci. Les États-Unis reprendront la présidence du G20 après Johannesburg, mais devraient la « passer avec une chaise vide », signe de tensions diplomatiques persistantes.
Cette incertitude sur la participation américaine fragilise la crédibilité du sommet et sa capacité à mobiliser des engagements significatifs sur les réformes économiques, l’action climat et les mécanismes d’allégement de la dette, essentiels au développement africain. Le leadership sud-africain devra composer avec ces contraintes pour promouvoir la place de l’Afrique dans les décisions mondiales.
Résumé professionnel :
Le sommet du G20 en Afrique du Sud fait face à une incertitude liée à la non-participation active des États-Unis, révélant des tensions géopolitiques qui pourraient limiter l’influence du sommet sur la diplomatie économique africaine.
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Ghana supprime la TVA sur l'exploration minière pour stimuler l'investissement
Le Ghana a aboli la taxe sur la valeur ajoutée de 15% sur les activités d’exploration et de prospection minière afin d’attirer les investissements et de relancer son secteur minier. Introduite il y a 25 ans lors de réformes fiscales plus larges, cette taxe constituait un obstacle aux projets d’exploration et nuisait à la compétitivité du pays par rapport à des voisins comme la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Kenya, qui en sont exempts.
Le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, a annoncé la suppression lors de la présentation du budget 2026, précisant que cette mesure vise à restaurer la confiance des investisseurs, stimuler l’exploration et assurer la pérennité du secteur. La suppression de la TVA s’inscrit dans une révision globale destinée à encourager une exploitation minière responsable et à limiter les dégâts environnementaux liés à la prospection non régulée.
Le secteur minier, dominé par l’or mais comprenant aussi la bauxite et le manganèse, représente plus d’un tiers des recettes d’exportation du pays. Les réformes récentes ont formalisé l’exploitation artisanale et renforcé le contrôle des exportations, ce qui a permis une augmentation record des exportations d’or à petite échelle, atteignant 81,7 tonnes métriques pour une valeur d’environ 8,1 milliards de dollars entre janvier et octobre 2025, dépassant pour la première fois l’or à grande échelle.
La Chambre des mines du Ghana a salué cette suppression, évoquant son impact négatif sur la compétitivité et les projets d’exploration. Le gouvernement procède par ailleurs à un audit des compagnies minières pour améliorer la collecte des recettes dans le cadre des réformes en cours.
La suppression de la TVA réduit les coûts d’exploration et devrait favoriser les investissements directs étrangers ainsi que l’innovation technologique. Cette mesure s’inscrit dans la stratégie du Ghana d’équilibrer les intérêts fiscaux, sociaux et environnementaux pour promouvoir la croissance durable et la compétitivité mondiale de son secteur minier.


