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Les perspectives de croissance de l’Afrique étaient déjà fragilisées avant le début du conflit en Iran, la Banque africaine de développement ayant indiqué lundi que le poids de la dette, la baisse de l’aide et l’instabilité mondiale avaient orienté les risques à la baisse. Le chef économiste Kevin Urama a estimé que le choc lié au conflit au Moyen-Orient pourrait rester modeste s’il dure moins de trois mois, mais qu’une guerre plus longue alourdirait nettement l’impact sur la croissance africaine.
La banque a maintenu sa prévision de croissance à 4,3% pour 2026 et 4,5% pour 2027, tout en soulignant que l’endettement croissant et les tensions budgétaires constituaient des freins majeurs. Elle a indiqué que la dette publique du continent avait atteint 1.900 milliards de dollars en 2024, avec sept pays en situation de surendettement et 13 autres présentant un risque élevé.
M. Urama a déclaré que la hausse des prix du carburant, des denrées alimentaires et des engrais touchait déjà les économies africaines, tandis qu’environ 29 pays avaient enregistré une dépréciation de leur monnaie liée au choc inflationniste. La BAD a ajouté que le service de la dette absorbait plus de 31% des revenus publics, au détriment des investissements dans la santé, l’éducation et les infrastructures.
Le rapport a aussi averti que les réductions de l’aide publique au développement menaçaient les programmes sociaux, certains pays dépendant des financements extérieurs pour plus de la moitié de leurs dépenses de santé courantes. Il a précisé que les flux d’investissement direct étranger vers l’Afrique étaient déjà inférieurs de 42% au premier semestre 2025, laissant le continent plus vulnérable si l’aversion au risque mondiale s’aggrave.
Les pays africains exportateurs de pétrole pourraient bénéficier de la hausse des prix provoquée par les perturbations de l’offre, et des capacités de raffinage locales comme la raffinerie Dangote au Nigeria pourraient amortir certains chocs d’approvisionnement. Mais la banque a estimé que l’impact global du conflit resterait négatif pour de nombreuses économies, car il renchérit les importations et aggrave les tensions financières.


