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La Banque de réserve sud-africaine (SARB) a réduit son taux directeur de 25 points de base pour le porter à 6,75%, lors de sa première réunion depuis l’adoption d’un nouvel objectif d’inflation plus strict. Cette décision marque une phase d’assouplissement mesurée, conçue pour équilibrer la maîtrise de l’inflation avec le soutien à l’économie la plus industrialisée d’Afrique.
Le Comité de politique monétaire (MPC) a voté à l’unanimité, le 20 novembre 2025, pour abaisser le taux de refinancement de 7,0% à 6,75%, une décision qui a surpris une partie du marché et dont le calendrier faisait débat parmi les économistes. Selon Nedbank, dont les analystes avaient anticipé ce mouvement, leur modèle de projection trimestriel prévoit un allègement cumulatif supplémentaire de 50 à 75 points de base au cours des deux prochaines années.
Ce changement s’inscrit dans la transition d’une fourchette cible d’inflation de 3 à 6% vers un objectif ponctuel de 3%, avec une marge de tolérance d’un point de pourcentage. Malgré une légère accélération, l’inflation globale reste bien ancrée dans ce corridor, atteignant 3,6% en octobre contre 3,4% en septembre.
La monnaie sud-africaine a peu fluctué, s’échangeant à 17,1750 rand pour un dollar à 16 h 21 GMT, soit quasiment stable par rapport à la clôture précédente. La faiblesse de la réaction du marché suggère que l’assouplissement potentiel de la politique monétaire était largement anticipé.
Les actions ont réagi modestement, le JSE Top-40 progressant de 0,3%, signe d’une légère reprise de l’appétit pour le risque domestique. Le rendement des obligations d’État sud-africaines à échéance 2035 s’est, en revanche, légèrement détérioré, atteignant 8,6%, témoignant d’une prudence des investisseurs face aux perspectives de taux d’intérêt, à la consolidation budgétaire et à la durabilité de la dette à long terme.
Les analystes estiment que la position actuelle de la SARB traduit un équilibre entre la nécessité de préserver sa crédibilité sous le nouveau régime plus strict et l’ouverture prudente à un assouplissement monétaire progressif. Face à une inflation contenue et une devise stable, les autorités monétaires semblent prêtes à gérer un cycle d’assouplissement graduel, tout en restant attentives aux incertitudes internationales et aux risques fiscaux.


