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L’Afrique du Sud déploie une campagne de vaccination sans précédent visant l’ensemble de ses 7,2 millions de bovins afin de contenir une épidémie croissante de fièvre aphteuse, menaçant la production agricole, les marchés d’exportation et la stabilité des prix alimentaires domestiques.
Le ministère de l’Agriculture prévoit la livraison de deux millions de doses de vaccin d’ici février 2026, réparties en deux envois, tout en accélérant la construction d’une unité nationale de production de vaccins à moyenne échelle pour réduire la dépendance aux importations. L’épidémie reste concentrée au KwaZulu-Natal, qui enregistre 180 des 274 cas actifs, principalement dans les districts de Kokstad, Dundee, Underberg et Dannhauser. Malgré la vaccination de 931 200 animaux au cours des trois derniers mois, la mobilité incontrôlée du bétail complique la maîtrise du fléau.
L’attention se porte sur les provinces prioritaires de KwaZulu-Natal, Gauteng, État-Libre, Mpumalanga et North West, où les éleveurs doivent fournir des recensements et des listes de quarantaines. Pour renforcer les capacités, le gouvernement formalise des partenariats public-privé avec des acteurs locaux et internationaux, avec l’appui technique de la Chine et de l’Argentine, en réponse au déclin prolongé de la production de l’établissement public Onderstepoort Biological Products.
L’élevage et la volaille contribuent à près de la moitié du PIB agricole sud-africain, ce qui rend la maîtrise rapide de l’épidémie indispensable pour préserver les débouchés à l’export et stabiliser un marché intérieur de la viande rouge confronté à une hausse des prix liée aux perturbations d’approvisionnement. La crise de la fièvre aphteuse accroît la pression inflationniste sur les denrées alimentaires, fragilise la situation financière des éleveurs et révèle des faiblesses structurelles dans la production vaccinale et la coordination logistique.
La réussite de cette campagne dépendra de l’amélioration du contrôle, de la surveillance et de la coordination interprovinciale. La coopération internationale vise à lever les goulots d’étranglement logistiques et à restaurer la capacité de production vaccinale sur le long terme pour prévenir toute résurgence.


