

Quidah est une plateforme en ligne qui met en relation les investisseurs avec des opportunités sélectionnées et des analyses d’experts sur les marchés émergents d’Afrique, tout en offrant aux entreprises des services de promotion, de facilitation de partenariats et d’intelligence de marché pour attirer des capitaux et développer leurs activités.
Les principales économies africaines entament 2026 sous le signe d’une activité rythmée par la publication de nouveaux indicateurs économiques, l’entrée en vigueur de mesures fiscales majeures et la poursuite de discussions de financement multilatéral, alors que l’environnement mondial reste marqué par la détente du dollar et un repli des cours du pétrole.
Le Kenya doit publier cette semaine les chiffres du produit intérieur brut du troisième trimestre 2025, attendus comme un test de la résilience de la croissance après une inflation stable à 4,5% sur un an en décembre. L’Ouganda publiera sous peu ses données d’inflation de décembre, susceptibles d’influencer les anticipations relatives à la politique monétaire. Au Nigeria, une vaste refonte du système fiscal est entrée en vigueur le 1er janvier, après plusieurs mois de débats sur la clarté des textes et leurs implications pour les entreprises, dans le but déclaré d’accroître les recettes publiques.
À Dakar, les autorités sénégalaises s’emploient à conclure rapidement un nouveau programme avec le Fonds monétaire international afin d’obtenir un soutien financier et de renforcer la confiance des bailleurs de fonds. De tels accords constituent fréquemment des signaux positifs pour les créanciers en garantissant la discipline budgétaire et peuvent contribuer à alléger les pressions liées au refinancement de la dette.
Sur le plan externe, la combinaison d’un pétrole en repli de plus de 15% sur l’année 2025 et d’un dollar américain affaibli crée une configuration contrastée pour les marchés africains. La baisse des prix du brut réduit la facture énergétique des pays importateurs tandis qu’elle restreint les marges budgétaires des pays producteurs. La dépréciation du dollar, de son côté, soutient les devises émergentes et les actifs libellés en monnaies locales.
Pour les investisseurs, la dynamique régionale au début de 2026 dépendra autant de ces évolutions mondiales que des signaux domestiques : performance économique au Kenya, trajectoire des prix en Ouganda, efficacité de la réforme fiscale au Nigeria et issue des discussions du Sénégal avec le FMI. Ensemble, ces éléments dessineront les premières orientations de marché sur le continent en ce début d’année.


