L’armée nationale somalienne a pris le contrôle lundi de la plus grande ville de l’État du Sud-Ouest, poussant le dirigeant régional Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen à démissionner deux semaines après que son administration a annoncé la rupture de ses liens avec le gouvernement fédéral. Reuters a indiqué que la ville stratégique de Baidoa est la capitale administrative de l’État du Sud-Ouest et qu’elle accueille des casques bleus et des agences humanitaires.
Des habitants ont déclaré à Reuters que les forces fédérales avaient pris le contrôle de certaines parties de la ville et que la situation était calme, mais que la ville ressemblait à une ville fantôme. Le reportage précise que de nombreux résidents ont fui ces derniers jours et que certaines agences humanitaires ont suspendu leurs activités par crainte de combats.
Cette prise de contrôle intervient dans un contexte de désaccord plus large sur les amendements constitutionnels et sur l’équilibre des pouvoirs entre Mogadiscio et les administrations régionales. Reuters a souligné qu’il s’agit du dernier signe de tension dans le fragile système fédéral somalien, où les disputes politiques ouvrent régulièrement de nouvelles lignes de fracture.
La démission de Laftagareen est intervenue après sa réélection pour un nouveau mandat de cinq ans. Le ministère fédéral de l’information a déclaré que l’ancienne administration du Sud-Ouest avait créé un conflit politique et que les forces fédérales avaient été accueillies à Baidoa.