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Le Bénin a lancé des roadshows investisseurs pour ce qui pourrait devenir le premier eurobond africain de 2026, la nation ouest-africaine cherchant jusqu’à 500 millions de dollars sur une obligation cinq ans. Le ministère des Finances a annoncé la procédure d’offre plafonnée le 7 janvier, après un succès aux enchères domestiques et consolidation fiscale sous le président Patrice Talon. Le Bénin vise refinancement de dettes échues et infrastructures tout en signalant accès marché amélioré.
L’emprunt benchmark cible 500 millions de dollars mais pourrait s’étendre à 750 millions en cas forte demande, selon mandats initiaux. Arrangeurs principaux : Standard Chartered, Absa Capital et Mauritius Commercial Bank. Ce premier emprunt suit Côte d’Ivoire et Sénégal fin 2025, boosté par croissance PIB >6% et ratio dette/PIB à 55% contre pics pandémiques.
La position fiscale béninoise s’est renforcée via mobilisation revenus et discipline dépenses, couvrant service dette >2x. Le budget 2025 affiche surplus primaire premier depuis 2019, réserves couvrant 5 mois d’imports. Le ministre des Finances Romuald Wadagni souligne le rôle de l’obligation dans diversification au-delà prêts concessionnels alors que le Bénin sort de l’éligibilité IDA.
Appétit marché pour souverains frontaliers s’est réchauffé depuis levée Nigeria 3,3 milliards 2025, mais Bénin fait face à scrutin politique pré-électoral 2026 et volatilité coton (40% exportations). Spreads cinq ans ~450 points de base sur Treasuries US, reflétant notations B3/B Moody’s/Fitch.
Pour investisseurs, le Bénin offre entrée sélective cohorte réformes ouest-africaines, balançant gains fiscaux contre risques électoraux/commodities. Succès positionnerait pays aux côtés pairs accédant financement commercial, potentiellement ouvrant voie follow-on Côte d’Ivoire.


