Les présidents Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo et Paul Kagame du Rwanda ont réaffirmé leur engagement envers les Accords de Washington négociés par les États-Unis le 4 décembre à l’United States Institute of Peace, récemment rebaptisé Donald J. Trump Institute of Peace, l’instabilité persistante à l’est du Congo menaçant les investissements miniers majeurs.
Ces accords s’appuient sur un cadre de paix de juin et un pacte d’intégration économique de novembre, intégrant un mémorandum sur les minerais critiques qui lie la sécurité régionale à l’accès au cobalt, au cuivre et au lithium.
Les rebelles M23 et les forces armées congolaises se sont affrontés dans le Sud-Kivu le 5 décembre malgré la signature, les M23 s’emparant de positions près de Mwenga et Kasika. Les rapports des Nations Unies font état de plus de 100 soldats burundais détenus par les forces M23.
Le lauréat du Nobel Denis Mukwege a qualifié l’accord de « non durable » pour avoir exclu les victimes et la société civile du processus. Glencore a suspendu l’extension de 2,5 milliards de dollars de la mine de Tenke Fungurume, tandis que First Quantum Minerals a stoppé son projet de cuivre Lonshi de 1,4 milliard de dollars en raison de l’instabilité à l’est.
Le président rwandais Kagame a salué la médiation du président américain Trump comme un « tournant », tandis que Tshisekedi a réitéré son engagement à une mise en œuvre complète des accords.