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Le gouvernement ghanéen affirme être déterminé à renouveler le bail minier de la mine de Tarkwa de Gold Fields, mais il ne l’accordera pas automatiquement. Le groupe sud-africain devra au contraire passer par une nouvelle procédure d’examen avant toute décision.
Isaac Andrews Tandoh, directeur général de la Commission des minéraux, a indiqué que les responsables avaient rencontré Gold Fields dès vendredi dernier. Il a nié tout retard volontaire du gouvernement, précisant que l’entreprise devait d’abord présenter ses plans de développement à un comité technique, puis au niveau ministériel.
M. Tandoh a déclaré que le gouvernement souhaitait faire en sorte que les renouvellements de baux soient liés à un examen de ce que les entreprises entendent réaliser. Selon lui, il ne s’agira pas d’un renouvellement automatique “comme d’habitude”.
Le ministre des Terres et des Ressources naturelles, Emmanuel Armah Kofi Buah, a affirmé que le Ghana n’avait pas adopté une politique générale de nationalisation. Il a précisé que le gouvernement recherchait des partenaires capables de transmettre leur savoir-faire et d’aider à autonomiser les Ghanéens dans le secteur.
Le dossier suscite un vif intérêt public, certaines organisations de la société civile et des communautés locales estimant que les bénéfices de Tarkwa n’ont pas été suffisamment partagés avec les populations hôtes. Le débat intervient aussi après la décision du Ghana de rejeter le renouvellement du bail de Damang de Gold Fields et de prendre le contrôle de cet actif.
La mine de Tarkwa demeure l’une des opérations les plus importantes de Gold Fields, avec une production d’environ 427.000 onces d’or en 2025. Son bail actuel expire en 2027, laissant du temps aux deux parties pour un processus qui pourrait peser sur la confiance des investisseurs dans le secteur minier ghanéen.


