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Le Kenya a lancé un projet d’extension autoroutière de 1,5 milliard de dollars avec deux entreprises d’État chinoises, marquant le retour de Pékin dans les infrastructures africaines via une structure de partenariat public-privé conçue pour limiter les nouveaux emprunts souverains dans un contexte d’espace budgétaire contraint, a déclaré le président William Ruto.
Ce projet en deux phases prolonge le corridor de transport vital reliant le port de Mombasa, Nairobi et les pays enclavés voisins à l’ouest. La première phase, évaluée à 863 millions de dollars, voit la China Road and Bridge Corporation s’associer au Fonds national de sécurité sociale du Kenya (NSSF) pour transformer un tronçon de 139 kilomètres en double chaussée à quatre et six voies, le NSSF apportant 45% des capitaux propres. La seconde phase, d’un montant de 678,6 millions de dollars, sera réalisée par Shandong Hi-Speed Road and Bridge International sur un tronçon de 94 kilomètres.
Les deux phases suivent un modèle de financement à 75% de dette et 25% de capitaux propres, avec des prêts attendus des banques commerciales chinoises et de la Banque d’export-import de Chine. Les travaux de construction sont prévus pour s’achever d’ici 2027, suivis d’une concession de péage de 28 ans pour récupérer les investissements.
La participation chinoise reflète un virage post-2019 vers des partenariats adossés à des investissements après une réduction de l’exposition au crédit en Afrique. Pékin s’est engagé à 50 milliards de dollars de lignes de crédit et d’investissements lors du sommet Chine-Afrique de 2024, tandis que le Kenya a relancé cet accord autoroutier lors de la visite du président Ruto à Pékin en avril 2025 après avoir annulé un précédent contrat avec le français Vinci SA.
Cette opération souligne la stratégie de Nairobi pour diversifier ses sources de financement des infrastructures alors que le financement occidental ralentit, tout en positionnant la Chine pour étendre son influence via des modèles de financement mixte sur le continent.


