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Le Mali a recouvré 761 milliards de francs CFA (1,2 milliard de dollars) auprès des sociétés minières à la suite d’un audit sectoriel engagé en 2023, marquant un tournant dans la gestion de ses ressources aurifères et le renforcement des revenus publics.
Selon le ministre des Finances Alousséni Sanou, l’audit réalisé par Inventus et Mozar avait révélé des manquements évalués entre 300 et 600 milliards FCFA (500 millions à 1 milliard de dollars). Ces conclusions ont conduit à la création d’une commission de recouvrement et à l’adoption du code minier de 2023, qui relève les redevances, accroît la participation de l’État dans les projets et supprime les clauses de stabilité.
En novembre 2025, Barrick Gold a conclu un accord distinct de 244 milliards FCFA (430 millions de dollars) concernant les opérations de Loulo-Gounkoto. Le ministre n’a pas précisé si ce montant était inclus dans la somme totale recouvrée. D’autres opérateurs, dont B2Gold, Allied Gold, Resolute Mining, Endeavour Mining, Ganfeng et Kodal, ont également régularisé leurs obligations. Le gouvernement prévoit que les dispositions du nouveau code génèrent 586 milliards FCFA de revenus supplémentaires par an, portant le total à 1 022 milliards FCFA, pour un coût d’audit de 2,87 milliards FCFA. La production d’or a néanmoins reculé de 32% sur un an, à 26,2 tonnes à fin août, en raison du durcissement réglementaire.
Le renforcement du cadre fiscal et réglementaire traduit la volonté du Mali d’accroître la part publique des revenus miniers et de consolider ses finances dans un contexte de tension budgétaire. Pour les investisseurs, la hausse des obligations étatiques et la surveillance accrue du secteur pourraient accroître les coûts opérationnels mais aussi améliorer la transparence et la stabilité à long terme du marché aurifère.


