

Quidah est une plateforme en ligne qui met en relation les investisseurs avec des opportunités sélectionnées et des analyses d’experts sur les marchés émergents d’Afrique, tout en offrant aux entreprises des services de promotion, de facilitation de partenariats et d’intelligence de marché pour attirer des capitaux et développer leurs activités.
La Chambre des représentants du Nigeria a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le différend opposant la raffinerie Dangote à la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA). Le litige porte sur la délivrance de licences d’importation de carburant et la fixation des prix de l’essence, à la suite d’accusations formulées par l’industriel Aliko Dangote selon lesquelles les pratiques du régulateur nuisent aux raffineries locales, dont sa propre installation de 650 000 barils par jour située à Lagos, la plus importante d’Afrique.
Les députés ont averti que la poursuite du conflit pourrait perturber l’approvisionnement en carburant pendant la période des fêtes et affecter la confiance des investisseurs dans le secteur énergétique. La tension s’est accrue après que Dangote a accusé le chef de la NMDPRA, Farouk Ahmed, d’avoir autorisé des importations de carburant à bas prix qui fragilisent la production nationale, et de dépenses personnelles supposément supérieures à ses revenus déclarés. L’homme d’affaires réclame une enquête formelle sur la gouvernance de l’autorité.
La motion parlementaire, déposée par le député Francis Waive, confie aux commissions compétentes sur le pétrole la mission d’examiner le différend et de soumettre un rapport dans un délai de quatre semaines. Aucune date d’audition n’a encore été communiquée, mais les législateurs précisent que l’examen portera à la fois sur les procédures d’octroi de licences et sur les mécanismes de fixation des prix du carburant.
Les parlementaires ont qualifié la raffinerie Dangote d’« investissement national stratégique » susceptible de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations d’essence et de stabiliser les prix à la pompe. Ils ont prévenu qu’un désaccord prolongé avec la principale raffinerie privée du pays risquait d’entraîner des perturbations d’approvisionnement, une volatilité accrue des prix et une incertitude réglementaire dans le segment aval.
Cette enquête met en lumière la tension persistante entre l’objectif du Nigeria d’atteindre l’autosuffisance en produits raffinés et les fragilités de sa gouvernance réglementaire, que les investisseurs suivent de près alors que le pays cherche à attirer de nouveaux capitaux dans son industrie énergétique.


