Les autorités sanitaires éthiopiennes ont confirmé six décès liés à une épidémie de virus Marburg, soulignant les risques majeurs pour la santé publique et la pression sur les capacités d’intervention nationales.
Détectée officiellement le 14 novembre, l’épidémie a conduit à 11 cas confirmés en laboratoire, dont six décès. Cinq patients restent hospitalisés en isolement, indique un communiqué du ministère de la Santé relayé par l’Agence de presse éthiopienne. Au total, 349 personnes potentiellement en contact ont été placées sous surveillance ; 119 d’entre elles ont été libérées après la période de confinement. Le virus Marburg, apparenté à Ebola, provoque une maladie hémorragique sévère avec un taux de mortalité historique dépassant 80%, les décès survenant généralement huit à neuf jours après l’apparition des symptômes.
La montée des cas met en lumière les limites du système de santé éthiopien, notamment en matière de diagnostic, d’isolement et de coordination des réponses rapides. En cas de non-contrôle, l’épidémie pourrait perturber l’activité économique locale, accroître la pression budgétaire de l’État et éroder la confiance des investisseurs. La situation menace également les échanges transfrontaliers et les flux commerciaux dans la Corne de l’Afrique, région où l’Éthiopie joue un rôle économique central. L’épisode illustre les faiblesses structurelles persistantes dans la préparation aux épidémies à travers plusieurs systèmes sanitaires africains, soulignant l’urgence d’investissements soutenus dans la surveillance, les laboratoires, les capacités cliniques et la logistique d’urgence.