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Les États-Unis ont engagé 50 millions de dollars dans le projet Phalaborwa Rare Earths, dans le nord du Limpopo, alors que leurs relations avec l’Afrique du Sud figurent parmi les plus tendues depuis des décennies. Cet investissement, réalisé via l’International Development Finance Corporation du gouvernement américain, traduit la volonté de Washington de sécuriser des minerais jugés essentiels pour la défense, les véhicules électriques, la robotique et d’autres technologies avancées.
Le projet est développé par Rainbow Rare Earths sur le site d’une ancienne usine chimique, où deux grandes dunes de phosphogypses contiennent des éléments de terres rares recherchés. Plutôt qu’une extraction classique, l’entreprise prévoit de traiter des déchets industriels et de récupérer les minerais à partir de matériaux déjà concassés, broyés et chauffés lors des anciennes opérations du site.
La production devrait débuter en 2028, la construction de l’usine de traitement devant commencer au début de 2027. Le projet doit fonctionner pendant 16 ans et pourrait utiliser jusqu’à 90% d’énergie renouvelable, tout en fournissant des terres rares comme le néodyme, le praséodyme, le dysprosium et le terbium principalement aux marchés occidentaux, notamment aux États-Unis.
L’accord intervient après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et sa décision de suspendre toute aide financière à l’Afrique du Sud, ce qui montre que les intérêts économiques ont pris le dessus sur la rupture diplomatique. La DFC présente son rôle dans le projet comme faisant partie d’un effort plus large visant à libérer le potentiel minier de l’Afrique tout en défendant les intérêts stratégiques américains, et le projet de Phalaborwa est l’un des plusieurs projets miniers du continent soutenus par des financements américains.


