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La perturbation des routes maritimes liée à la guerre en Iran a laissé environ huit millions de kilogrammes de thé bloqués pendant des semaines dans des entrepôts de la ville portuaire de Mombasa, au Kenya, menaçant les recettes d’exportation et les revenus des agriculteurs. George Omuga, responsable de l’Association des négociants en thé d’Afrique de l’Est, a déclaré que les pertes depuis le 1er mars s’accumulaient à hauteur d’environ 8 millions de dollars par semaine.
M. Omuga a indiqué qu’aucun thé ne quittait actuellement le pays à destination du Moyen-Orient, qui représente 20% à 25% des exportations de thé du Kenya. Il a ajouté que les acheteurs réduisaient aussi leurs achats, car les stocks déjà acquis ne circulaient pas, ce qui met l’enchère sous pression.
Le conflit a perturbé le transport maritime mondial, plusieurs grands transporteurs ayant suspendu leurs mouvements dans le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb, détourné des navires autour de l’Afrique, mis des bateaux à l’abri dans le Golfe et imposé des surtaxes d’urgence dans toute la région. Reuters a indiqué que cela a directement retardé des exportations périssables comme le thé.
Le président William Ruto a déclaré lundi que les exportations de thé se portaient bien malgré la perturbation, avec 81% du thé proposé aux enchères exporté en mars, contre 75% un an plus tôt. M. Omuga a précisé que ce chiffre concernait les achats réalisés aux enchères entre janvier et mars, et non les exportations effectives, ajoutant que les blocages logistiques s’aggravaient sur le terrain.
Cette affaire montre que le conflit en Iran touche désormais les exportations agricoles kényanes, pas seulement le carburant et le transport maritime. Elle illustre aussi la vitesse à laquelle un choc logistique régional peut frapper les enchères, les stocks et les revenus des producteurs dans l’un des secteurs agricoles les plus importants du Kenya.


