

Quidah est une plateforme en ligne qui met en relation les investisseurs avec des opportunités sélectionnées et des analyses d’experts sur les marchés émergents d’Afrique, tout en offrant aux entreprises des services de promotion, de facilitation de partenariats et d’intelligence de marché pour attirer des capitaux et développer leurs activités.
Des dirigeants d’entreprises, investisseurs et innovateurs africains se sont réunis à Paris pour la 6e édition du Business Africa Forum, avec un message clair : l’Afrique n’attend plus d’être incluse dans l’économie mondiale, elle construit ses propres systèmes. Les échanges ont porté sur le commerce, la technologie et des modèles d’investissement mieux adaptés aux réalités locales.
L’un des thèmes les plus marquants a été celui de la souveraineté financière. Des entrepreneurs ont expliqué que les entreprises africaines se heurtent depuis longtemps à des obstacles sur les plateformes de paiement internationales, ce qui les pousse à développer des solutions fintech locales capables de faire circuler l’argent plus librement sur le continent.
DigiPay figurait parmi les startups mises en avant dans cette dynamique. Son fondateur a indiqué que l’entreprise avait été créée pour répondre à l’exclusion à laquelle sont souvent confrontées les entreprises africaines dans les systèmes financiers internationaux, tout en leur donnant davantage de contrôle sur leurs revenus.
Le forum a également souligné une utilisation plus pragmatique de l’intelligence artificielle. Plutôt que de céder à l’effet de mode, les intervenants ont indiqué que les entreprises africaines utilisent l’IA pour réduire les coûts, améliorer l’efficacité et aider les petites et moyennes entreprises à survivre et à se développer.
Un intervenant sur l’IA a décrit comment l’automatisation peut générer de véritables gains de productivité pour des entreprises qui effectuaient autrefois certaines tâches manuellement pendant plusieurs jours. L’exemple a montré que l’IA devient un outil de survie pour les entreprises, et non un simple luxe réservé aux grandes sociétés.
Les opportunités d’investissement dans l’immobilier ont aussi été évoquées, notamment en Afrique de l’Ouest, dans des marchés comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Mais les intervenants ont souligné que le succès dans ces marchés dépend souvent des relations, de la confiance et des réseaux locaux, ce qu’ils ont appelé la « Handshake Economy ».


