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Les économies africaines abordent l’année 2026 dans un environnement mondial plus prévisible, même si les défis demeurent. L’inflation s’est atténuée dans plusieurs grandes économies, tandis que les taux d’intérêt internationaux se rapprochent de niveaux neutres après plusieurs années de resserrement monétaire. Selon le Fonds monétaire international, la croissance mondiale restera modérée, mais les conditions financières se stabilisent, offrant une marge limitée de répit pour les marchés émergents, dont ceux d’Afrique. Cette accalmie réduit la volatilité externe sans encore restaurer un accès bon marché aux capitaux.
Dans ce contexte, les perspectives de marché en Afrique reposent davantage sur la solidité des bilans, la fiabilité des réserves et la constance des politiques économiques que sur un rebond cyclique. La capacité d’un pays à inspirer confiance devient un facteur décisif dans la tarification de ses actifs souverains et d’entreprise. Le resserrement des écarts de rendement ne se produira que là où la transparence budgétaire et la crédibilité monétaire sont avérées. D’après la Banque mondiale, les États renforçant la mobilisation de leurs recettes internes et maîtrisant leurs dépenses disposeront d’un meilleur accès durable aux marchés financiers.
L’Afrique du Sud reste la référence régionale en matière de sentiment de marché, grâce à la profondeur de ses marchés obligataire et de change. La stabilisation de ses actifs tend souvent à précéder, ou à déclencher, des flux de portefeuille vers d’autres économies africaines, bien que de manière sélective. Cette interdépendance souligne combien l’accès au capital du continent dépend désormais de la capacité des marchés domestiques à absorber le risque et non plus seulement des financements extérieurs.
Les échanges commerciaux livrent des signaux contrastés mais encourageants. La demande asiatique demeure essentielle pour les matières premières africaines, tandis que le commerce intra-africain progresse lentement grâce aux améliorations logistiques et à la consolidation d’écosystèmes industriels régionaux. Malgré des tensions persistantes dans le commerce mondial, des zones de résilience se développent dans les ports, les corridors de transport et les pôles agro-industriels. Parallèlement, les capitaux du Golfe maintiennent leur présence dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des services financiers, soutenant les financements de long terme là où la réglementation est claire et stable.
À l’horizon 2026, l’ensemble du continent présente un potentiel haussier modéré, porté davantage par la crédibilité des réformes et la continuité politique que par les vents favorables extérieurs. Les pays qui privilégient la discipline fiscale, une gestion prudente de la dette et la cohérence des politiques publiques devraient voir leurs coûts de financement s’alléger progressivement et la profondeur de leurs marchés s’accroître. À l’inverse, les économies retardant les ajustements nécessaires resteront valorisées selon un risque élevé. L’année s’annonce ainsi comme un exercice de sélection, où les marchés africains récompenseront la transparence, la rigueur et l’exécution des réformes.


