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Les pays en développement paient des dizaines de milliards de dollars supplémentaires pour financer des projets d’infrastructure, d’éducation et de santé faute d’un accès suffisant à des prêts abordables des banques multilatérales de développement, selon un rapport publié mardi. L’étude a été publiée par ONE Data et la Fondation Rockefeller.
Le rapport indique que la plus forte pression touche les 10 pays dits « blend », dont le Kenya, le Ghana, le Sénégal et le Bangladesh, qui se situent entre les pays les plus pauvres et les économies émergentes plus riches. Il estime que ces pays auraient pu économiser jusqu’à 20,8 milliards de dollars entre 2020 et 2024 s’ils avaient pu financer 40,6 milliards de dollars d’émissions obligataires souveraines via des guichets de prêt multilatéraux moins coûteux.
Au lieu de cela, ces pays empruntent à des taux bien plus élevés sur les marchés obligataires internationaux, tandis que les options de prêt concessionnel restent limitées en volume et en flexibilité. Le rapport affirme que la hausse des coûts d’emprunt réduit la capacité des gouvernements à financer la santé et la protection sociale, tandis que de nombreux emprunteurs continuent de recourir aux marchés obligataires pour préserver leur crédibilité financière et leur accès au marché.
L’étude ajoute que les inefficacités internes aux banques multilatérales aggravent le problème : une enquête menée auprès de 650 responsables gouvernementaux et bancaires dans 125 pays montre que plus de 80% souhaitent des financements prévisibles et flexibles, mais qu’à peine deux tiers estiment que les banques de développement y parviennent efficacement. Elle avertit également que les coupes dans l’aide, notamment en provenance d’Amérique du Nord et d’Europe, exercent une pression supplémentaire sur l’IDA de la Banque mondiale.
Le rapport recommande d’accroître la capacité de prêt des BMD, d’accélérer les procédures de prêt et de protéger le financement de l’IDA. Il estime que le cadre d’adéquation des capitaux du G20 pourrait libérer entre 300 et 400 milliards de dollars de capacité de prêt supplémentaire, tandis que de récentes annonces de S&P pourraient dégager 600 à 800 milliards de dollars de plus sans nouvelles contributions des gouvernements actionnaires.


