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Les marchés sénégalais du bétail font face à une pénurie de moutons à quelques jours de la Tabaski, alors que l’insécurité au Mali voisin perturbe un axe d’approvisionnement clé et fait grimper les prix. Des commerçants affirment que la crise a ralenti l’acheminement des animaux vers le Sénégal, laissant de nombreux acheteurs dans l’incapacité de payer les moutons destinés à l’une des fêtes les plus importantes du calendrier musulman.
Des vendeurs et des acheteurs disent que la différence avec l’an dernier est déjà nette, avec beaucoup moins d’animaux disponibles sur le marché. Djiby Sow, un vendeur récemment revenu du Mali, a indiqué que des groupes armés ont bloqué les routes et empêché les véhicules d’entrer ou de sortir.
La hausse des prix intervient cette année plus tôt que d’habitude. Mamadou Mademba Seck, un acheteur, a déclaré que les coûts augmentaient déjà alors que la Tabaski n’est plus qu’à quelques jours, tandis que l’an dernier la hausse n’avait commencé qu’au tout dernier moment.
Des moutons qui se vendaient auparavant autour de 150.000 francs CFA sont désormais proposés à environ 250.000 francs CFA. De nombreux ménages jugent ce niveau inabordable, ce qui ajoute une pression supplémentaire à une fête religieuse souvent coûteuse.
La perturbation est liée à une crise plus large au Mali, où un blocus jihadiste autour de Bamako a touché le transport, les livraisons de bétail et les déplacements pour les fêtes. Depuis fin avril, des combattants liés à la branche sahélienne d’Al-Qaïda ciblent les routes menant à la capitale, incendiant bus et camions de fret et renchérissant le transport des moutons.
Les transporteurs affirment que le coût de déplacement d’un animal est passé d’environ 2.500 à 2.750 francs CFA à entre 15.000 et 18.000 francs CFA. Cela a aggravé les pénuries et fait monter les prix à Bamako aussi, tandis que les familles font également face à des coupures d’électricité et à des pénuries d’eau.


