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L’industrie aurifère sud-africaine tente de répondre à la flambée des prix en se tournant vers des méthodes de récupération qui évitent l’exploitation souterraine coûteuse qui avait autrefois fait du pays le premier producteur mondial d’or. Mais des dirigeants du secteur ont indiqué que la production ne devrait pas augmenter de manière significative à court terme, car les nouveaux développements miniers restent limités.
Les dépenses d’exploration aurifère ont fortement chuté au cours des deux dernières décennies, tombant à 43 millions de dollars en 2025 contre 900 millions de dollars en 2006, selon Statistics South Africa. La production annuelle d’or du pays est également descendue à 90 tonnes métriques, contre un pic de 1.000 tonnes en 1970, en raison de la diminution des réserves économiquement exploitables, des conflits sociaux et des contraintes géologiques extrêmes des mines les plus profondes.
Les prix de l’or ont grimpé d’environ 60% en 2025 pour atteindre une série de records, soutenus par les tensions commerciales, les achats des banques centrales et les attentes de baisses des taux américains. Pourtant, cette hausse n’a pas encore entraîné d’investissements majeurs dans de նորelles capacités de production en Afrique du Sud.
Les producteurs privilégient désormais des projets de surface ou à faible profondeur. Sibanye Stillwater mise sur des projets à faible coût et à forte marge, notamment Burnstone, et poursuit aussi des opportunités de récupération via sa participation de 50% dans DRDGold, qui extrait de l’or à partir de déchets miniers. Harmony Gold explore également le retraitement des déchets, avec un plan visant à récupérer 5,7 millions d’onces, tout en jugeant peu probable une expansion souterraine.
Le directeur financier d’Harmony a déclaré que le développement de nouvelles mines souterraines prend beaucoup de temps et que la production ne pourrait commencer qu’au bout de deux à trois ans, ce qui rend les décisions d’expansion trop incertaines à court terme. L’article montre que la hausse des prix soutient le sentiment du secteur, sans pour autant inverser pour l’instant le déclin de longue date de la production aurifère sud-africaine.


