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La société publique sud-africaine Eskom est en discussions exploratoires avec la Banque mondiale au sujet du financement d’un programme nucléaire de plusieurs milliards de dollars, qui pourrait être lancé dans les 12 prochains mois. Ce projet reflète la volonté du pays de disposer d’une production de base plus stable alors qu’il se détourne du charbon.
Eskom prépare une demande d’informations couvrant jusqu’à 5.200 mégawatts de nouvelle capacité nucléaire. L’entreprise propose 4.800 MW de réacteurs à eau sous pression conventionnels et 400 MW de petits réacteurs modulaires, dont au moins la moitié de la capacité SMR serait destinée à sa stratégie de conversion du charbon au nucléaire.
Bheki Nxumalo, directeur général de la production chez Eskom, a déclaré que l’entreprise discutait avec des bailleurs potentiels de différents modèles de financement. Il a précisé qu’Eskom envisageait aussi des banques commerciales et des institutions comme la Banque africaine de développement, l’entreprise ne pouvant pas financer seule ces nouvelles centrales.
Les options de financement à l’étude comprennent les partenariats public-privé et le financement par le fournisseur. Dans ce schéma, un développeur construit et finance la centrale, comme Rosatom le fait pour le projet nucléaire d’El Dabaa en Égypte.
La Banque mondiale a indiqué qu’elle ne комmente pas les discussions potentielles ou exploratoires avec des pays membres ou des services publics. Elle a toutefois déjà signalé un retour au financement du nucléaire, affirmant qu’elle soutiendrait les pays qui choisissent cette technologie dans leur mix énergétique.
Eskom a déclaré vouloir présenter au marché les deux technologies, conventionnelle et SMR, dans les 12 prochains mois. Le projet fait face à une opposition intérieure de la part des groupes environnementaux et des communautés, alors même que l’Afrique du Sud cherche un approvisionnement électrique plus fiable.


