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Le rand sud-africain s’est affaibli lundi, les investisseurs réagissant à la confrontation entre les États-Unis et l’Iran qui menaçait les flux pétroliers via le détroit d’Ormuz, faisant repasser le brut au-dessus de 100 dollars le baril et renforçant le dollar. À 0639 GMT, le rand s’échangeait à 16,5650 pour un dollar, soit environ 0,8% de moins que la clôture de vendredi.
Les États-Unis ont annoncé au cours du week-end qu’ils imposeraient à partir de lundi un blocus naval à tout navire entrant ou sortant des ports iraniens et des eaux côtières du Golfe arabe et du golfe d’Oman, après l’échec des discussions directes à Islamabad. Les prix mondiaux du pétrole sont repartis au-dessus de 100 dollars le baril et le dollar s’est renforcé face à un panier de devises.
ETM Analytics a indiqué que l’Afrique du Sud, déjà confrontée à des coûts élevés du carburant et à des préoccupations liées à la sécurité énergétique, risquait de voir ses coûts d’importation augmenter, ses routes de pétroliers perturbées et les pressions inflationnistes internes s’intensifier si la crise se prolongeait. Le cabinet a estimé que le rand resterait sous pression et que l’alignement de l’Afrique du Sud avec l’Iran pourrait compliquer le soutien du bloc BRICS+.
L’obligation souveraine sud-africaine de référence à échéance 2035 s’est également affaiblie en début de séance, son rendement progressant de 11,5 points de base à 8,515%. Ce mouvement montre à quelle vitesse le choc du Moyen-Orient se transmet aux marchés sud-africains des changes et de la dette.


