Le rand sud-africain s’est apprécié de 0,4% à 16,9750 pour un dollar à 14h52 GMT, alors que le Trésor national lançait sa première émission d’euro-obligations en dollars depuis 2024. L’opération, d’un montant total de 3,5 milliards de dollars, a été répartie entre deux tranches de 12 et 30 ans, chacune à 1,75 milliard de dollars. Le rendement final s’est établi respectivement à 6,25 % et 7,375 %, pour une demande totale de 13,1 milliards de dollars, selon le communiqué du Trésor du 5 décembre.
Johann Els, chef économiste de PSG Financial Services, a attribué la progression du rand à plusieurs facteurs : la sortie de l’Afrique du Sud de la liste grise du GAFI, la révision à la hausse de la perspective de la note BB de S&P et la fermeté des prix des matières premières. Les écarts de taux sur les obligations africaines en devises fortes se sont réduits de 314 points de base depuis avril, à 342 points, d’après les données de JPMorgan. La Banque de réserve d’Afrique du Sud a par ailleurs indiqué que le déficit du compte courant avait diminué à 0,7 % du PIB au troisième trimestre, contre 1,0 % au trimestre précédent, soit 57 milliards de rands (3,36 milliards de dollars). Sur le Johannesburg Stock Exchange, l’indice Top-40 a reculé de 0,3 %, tandis que le rendement de l’emprunt d’État 2035 a fléchi de 3,5 points de base à 8,315 %.
Ce retour sur le marché international après un an d’absence intervient dans un contexte d’amélioration de la perception du risque souverain sud-africain, soutenue par un environnement de crédit plus favorable et par la demande soutenue pour les actifs émergents.