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Le groupe sud-africain Sibanye Stillwater a déclaré lundi rechercher des concessions de la part de l’Union européenne alors qu’il accélère le développement de la première grande opération européenne d’extraction et de transformation du lithium en Finlande. L’entreprise souhaite un soutien pour protéger le projet contre la volatilité des prix et la concurrence jugée déloyale, tout en avançant par étapes.
Sibanye a commencé à extraire du minerai de lithium à la mine à ciel ouvert de Syväjärvi en février et prévoit de mettre en service un concentrateur au troisième trimestre 2026. L’installation devrait produire environ 140.000 tonnes de concentré de spodumène par an, marquant une étape majeure dans le projet Keliber.
Une décision concernant la mise en service d’une raffinerie destinée à produire environ 15.000 tonnes d’hydroxyde de lithium de qualité batterie par an est attendue au troisième trimestre et dépendra largement des discussions avec l’UE. Mika Seitovirta, conseiller européen en chef de Sibanye, a indiqué que l’entreprise cherche notamment un prix plancher et d’autres formes de protection contre la concurrence déloyale et les risques commerciaux.
Cette démarche intervient alors que l’UE cherche à réduire sa dépendance aux approvisionnements stratégiques en métaux dominés par la Chine grâce à son Critical Raw Materials Act. Sibanye estime que la raffinerie, si elle est achevée, constituerait un actif stratégique qui devrait être protégé contre la surabondance de l’offre et les manipulations du marché, y compris en provenance de Chine.
Le directeur général Richard Stewart a déclaré que l’entreprise voulait des garanties pour que les actionnaires n’assument pas seuls tout le risque si les conditions de marché se détériorent. Le message plus large est que les ambitions européennes en matière de matériaux pour batteries dépendront non seulement des capacités d’extraction et de transformation, mais aussi d’un soutien politique suffisamment fort pour rendre ces projets viables.


