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Le secteur du divertissement en ligne en Afrique connaît une expansion accélérée, stimulée par la baisse des prix des smartphones, l’amélioration des réseaux haut débit et la généralisation des paiements mobiles. L’intérêt des investisseurs s’accroît dans les domaines de l’iGaming, du streaming et des plateformes de contenus numériques, avec l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya en tête des marchés à fort potentiel.
La prolifération des smartphones et le déploiement rapide des réseaux 4G et 5G modifient profondément les comportements des consommateurs, favorisant la consommation à grande échelle de vidéos en streaming, d’esports, de jeux en argent réel et de divertissement mobile. La jeunesse africaine, largement mobile dès ses usages, soutient cette demande malgré des coûts persistants liés aux données et des lacunes en compétences numériques.
L’iGaming se développe rapidement sous une surveillance réglementaire renforcée. En 2025, la participation aux paris en ligne a atteint 83% en Afrique du Sud et 79% au Kenya. L’intégration des paiements mobiles, la simplification des processus d’inscription et les accords de sponsoring intensifs accélèrent la pénétration du marché, tandis que le resserrement des règles relatives à la publicité, aux contrôles d’accessibilité financière et à la conformité oblige les opérateurs à renforcer leur gouvernance. La transition vers un jeu responsable influence désormais aussi bien les risques de licence que le sentiment des investisseurs.
Les plateformes de streaming accentuent leurs investissements dans les contenus locaux. Showmax, MTN et d’autres acteurs liés aux télécoms construisent des écosystèmes de contenus adaptés aux langues locales, combinant abonnements et données à tarif réduit, s’appuyant sur des productions régionales pour stimuler la croissance. La consolidation entre opérateurs télécoms et groupes médias renforce l’économie des plateformes et la fidélisation des abonnés.
La convergence des technologies mobiles, des infrastructures fintech et des contenus localisés positionne l’Afrique comme un acteur attractif de l’économie numérique. Néanmoins, les investisseurs doivent gérer des risques réglementaires et réputationnels croissants, rendant essentiels des processus KYC rigoureux, une gouvernance transparente et une intégration ESG. La réussite au Nigeria, en Afrique du Sud et au Kenya repose sur l’adaptation aux habitudes locales, la gestion des évolutions politiques et l’équilibre entre croissance et conformité.
Les prévisions du marché confirment ces opportunités. Le marché nigérian du divertissement numérique devrait croître à un TCAC de 7,2% jusqu’en 2029, le Kenya à 5,2% et l’Afrique du Sud à 3,5%. L’Afrique du Sud devrait compter 1,4 million de nouveaux abonnés OTT d’ici 2029, avec un chiffre d’affaires OTT passant de 226 millions de dollars en 2024 à 302 millions en 2029. Les marchés OTT kényan et nigérian évoluent respectivement à des TCAC de 8,5% et 8,3%. Le jeu mobile reste dominant, et les revenus du streaming musical accélèrent, portés par des plateformes mondiales majeures.
Au total, le marché africain du divertissement et des télécommunications dépasse 63 milliards de dollars en 2025, avec un TCAC prévu de 5,44% jusqu’en 2033. L’adoption numérique, une démographie favorable et l’amélioration des infrastructures positionnent l’Afrique comme un marché émergent majeur à l’échelle mondiale dans la technologie du divertissement.


