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Signé au siège de l’UA sous le thème « AI for Government: Strengthening Digital Public Infrastructure, Education, and Climate Resilience », l’accord formalise la coopération entre la Commission et Google dans le cadre de la Stratégie continentale de l’UA sur l’IA et de la Stratégie de transformation numérique 2020–2030. Son Excellence Lerato D. Mataboge, commissaire aux Infrastructures et à l’Énergie, a signé au nom de la Commission, soulignant l’alignement avec les priorités d’infrastructures et d’innovation du continent.
Au cœur du partenariat figure un programme de développement des compétences en IA destiné aux responsables et agents publics africains. Cette initiative vise à renforcer la gouvernance, à soutenir une élaboration de politiques fondée sur les données et à améliorer la prestation de services publics, tout en encourageant l’usage responsable et adapté aux contextes locaux des nouvelles technologies.
La collaboration s’étend au secteur de l’éducation, où Google mettra à disposition ses outils d’IA Gemini pour les enseignants et les établissements d’enseignement des États membres. Ces outils doivent soutenir la littératie numérique, l’innovation pédagogique et la préparation à l’IA, avec une forte insistance sur l’éthique et sur des garde-fous adaptés aux réalités africaines.
Au‑delà du déploiement d’outils existants, le protocole d’accord traduit l’ambition de l’Afrique de passer du statut de simple consommatrice de technologies à celui de créatrice de solutions basées sur l’IA. Des projections évoquées lors de la signature estiment que l’IA pourrait contribuer jusqu’à 1,5 billion de dollars américains à l’économie africaine d’ici 2030, ce qui renforce l’argument en faveur des investissements dans les compétences, les infrastructures et les écosystèmes d’innovation locaux.
La cérémonie a réuni de jeunes innovateurs africains qui ont échangé directement avec les parties prenantes pour souligner l’importance de la voix des jeunes dans la mise en œuvre de l’IA. Leur participation a été présentée comme le symbole d’un engagement plus large en faveur d’une transformation numérique inclusive qui crée des opportunités pour les nouvelles générations.
La commissaire Mataboge a indiqué que l’accord va bien au-delà d’un simple partenariat technologique, le qualifiant d’investissement dans les infrastructures numériques publiques, le développement des talents et les cadres de gouvernance nécessaires à une intégration durable de l’IA. Des observateurs du secteur notent que ce type de collaboration entre grandes entreprises technologiques mondiales et institutions continentales façonne de plus en plus le paysage des politiques numériques en Afrique, alors que les gouvernements tentent d’équilibrer innovation, opportunités économiques et supervision réglementaire dans un écosystème de l’IA en rapide évolution.


