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Le gouvernement zimbabwéen a abandonné son projet de doubler la redevance sur l’or à 10%, cédant face aux protestations des compagnies minières et des associations du secteur qui redoutaient une baisse de la rentabilité et des investissements. Selon le projet de loi budgétaire 2026 révisé, adopté par la chambre basse du Parlement dans la nuit de mardi à mercredi, le taux actuel de 5% sera maintenu pour les cours compris entre 1 200 et 5 000 dollars l’once.
Le ministre des Finances Mthuli Ncube avait initialement proposé en novembre d’imposer un taux de 10% pour les ventes dépassant 2 501 dollars l’once. Il a finalement indiqué, lors des débats parlementaires nocturnes, que cette hausse ne s’appliquerait que si le prix du métal jaune franchissait le seuil de 5 000 dollars l’once. Les petits producteurs, pour leur part, continueront à bénéficier d’un régime allégé avec des taux ne dépassant pas 2%.
Ce revirement intervient après un intense lobbying des opérateurs miniers, dont Caledonia Mining Plc, qui exploite la mine Blanket produisant environ 80 000 onces par an dans le sud du pays. Le groupe, coté à Londres, avait averti qu’une hausse de la redevance compromettrait la rentabilité de ses activités et retarderait le développement du projet Bilboes, évalué à 500 millions de dollars, appelé à devenir la plus grande mine d’or du Zimbabwe.
La production nationale d’or a atteint 42 tonnes entre janvier et novembre 2025, un niveau sans précédent, contre un record précédent de 37 tonnes en 2024. Alors que Harare cherche à attirer de nouveaux capitaux pour relancer son secteur aurifère et renforcer ses recettes en devises, les industriels avaient mis en garde contre l’effet dissuasif d’une fiscalité accrue sur la compétitivité du pays.
Les fédérations minières estiment que les nouveaux seuils révisés constituent un compromis équilibré entre les besoins budgétaires du gouvernement et le maintien de l’attractivité du Zimbabwe pour les investisseurs, dans un contexte de prix mondiaux de l’or élevés.


