L’Afrique du Sud n’avait pas pu adhérer à Afreximbank lors de sa création en 1993 en raison de l’apartheid, mais son gouvernement a approuvé l’an dernier un passage au statut d’actionnaire « Class A ».
Le président d’Afreximbank, George Elombi, a déclaré lors d’une cérémonie à Johannesburg: « Nous avons préparé un important paquet de 8 milliards de dollars américains... pour l’Afrique du Sud. »
Les priorités incluent le traitement des minerais, l’expansion de l’industrie automobile et le développement de parcs industriels et de zones spécialisées.
L’adhésion donne à la plus grande économie africaine accès à de nouveaux outils de financement commercial, au moment où les tensions tarifaires avec les États‑Unis s’intensifient, incluant la taxe de 30% imposée par le président Trump sur les exportations sud‑africaines en août dernier.
Le président Cyril Ramaphosa a indiqué que ces liens renforcés avec Afreximbank illustrent l’engagement de l’Afrique du Sud pour le développement industriel africain et un commerce, un investissement et une croissance intra‑continentaux accrus.
Afreximbank fait face à des interrogations sur la restructuration de prêts pour les États défaillants, mais Elombi a qualifié sa trésorerie d’« extrêmement solide » et suffisante pour ses objectifs, en insistant sur l’alignement politique avec les membres.