Le Kenya et la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) ont signé un accord d’échange de dette thématique de 1 milliard $ lors de la visite du président William Ruto à Washington. L’opération vise à remplacer une partie de la dette à coût élevé du pays, qui représente 68,8 % du PIB pour l’exercice 2024/25, par un financement concessionnel destiné à des programmes de sécurité alimentaire. Ruto a indiqué sur X que le directeur général de la DFC, Ben Black, avait confirmé l’accord, inspiré des échanges de dette contre nature réalisés par l’Équateur, le Belize et le Gabon, générant des économies de rendement estimées entre 200 et 300 points de base par an.
La DFC installera un représentant permanent à Nairobi à partir de janvier 2026 afin de renforcer sa coopération dans les secteurs de la sécurité alimentaire, des infrastructures, de l’énergie et des technologies de l’information. Selon Ruto, cet accord permettra au Kenya de convertir une dette onéreuse en financement à moindre coût, libérant ainsi des marges budgétaires pour l’investissement agricole et consolidant le partenariat financier avec les États‑Unis.
Pour les investisseurs, cette opération illustre l’usage croissant d’instruments de dette thématique pour conjuguer allègement budgétaire et objectifs de développement. Elle pourrait améliorer la soutenabilité de la dette kényane tout en renforçant la présence institutionnelle américaine sur les marchés africains.