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La crise économique de longue durée au Mozambique s’est intensifiée ces dernières semaines, avec des avertissements de prêteurs et d’agences de notation selon lesquels le pays pourrait devoir restructurer son seul eurobond. Cette pression reflète des années de tensions budgétaires, des retards dans le développement gazier et l’instabilité politique après les troubles post-électoraux de 2024.
Le Fonds monétaire international a reclassé en février la dette du Mozambique comme non soutenable, inversant son appréciation de 2024. Il a estimé que les conditions de financement difficiles en 2025 avaient laissé des arriérés de service de la dette évalués à 1,3% du PIB à la fin de l’année.
Ces arriérés comprennent des montants dus à des bailleurs comme la Banque européenne d’investissement ainsi qu’à des créanciers domestiques détenant des titres publics à court terme. Les finances publiques ont aussi été fragilisées par une insurrection islamiste dans le nord, qui a ralenti de grands projets gaziers soutenus par des groupes comme TotalEnergies et ExxonMobil.
Les signaux de marché se sont nettement détériorés. L’écart de rendement des obligations souveraines du Mozambique par rapport aux bons du Trésor américain a atteint 1.185 points de base, tandis que le metical a perdu 0,8% face au dollar depuis le début de l’année et que l’économie a, selon les estimations, reculé de 0,5% l’an dernier.
La pression se concentre désormais sur le seul eurobond de 900 millions de dollars du Mozambique, échéant en 2031, avec un paiement d’intérêts prévu en septembre. Fitch a abaissé la note du pays à CC le mois dernier, tandis que Citi a estimé que le Mozambique et le Malawi pourraient faire partie des prochains défauts souverains en Afrique.


