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Les deux organes législatifs rivaux de la Libye ont approuvé samedi le premier budget d’État unifié du pays depuis plus d’une décennie, a indiqué la banque centrale. L’accord, d’un montant de 190 milliards de dinars libyens, marque le premier budget national adopté d’un commun accord depuis 2013 et intervient après des années de division politique et financière.
Ce pays d’Afrique du Nord producteur de pétrole est divisé depuis la guerre civile de 2014, qui a donné naissance à des administrations rivales à l’est et à l’ouest. Abduljalel Shawesh, représentant du Haut Conseil d’État à Tripoli, a déclaré à Reuters que cet accord budgétaire pourrait renforcer la stabilité financière et signaler des progrès vers la fin de la fracture budgétaire de longue date.
Le gouverneur de la Banque centrale, Naji Issa, a déclaré que l’accord constituait un signe clair que la Libye pouvait surmonter ses divergences lorsqu’une vision unifiée est forgée. Le budget a été signé au siège de la banque centrale à Tripoli par des représentants de la Chambre des représentants, basée à l’est, et du Haut Conseil d’État, basé à l’ouest.
Selon l’accord, le Gouvernement d’union nationale, reconnu internationalement à Tripoli, gérera les salaires, les dépenses de fonctionnement et les subventions, tandis qu’un comité réunissant toutes les parties discutera des priorités de développement sous la supervision de la banque centrale. Shawesh a indiqué que le dispositif prévoit également 12 milliards de dinars pour la National Oil Corporation, un organisme clé dans une économie qui dépend du pétrole pour plus de 95% de sa production.
Shawesh a précisé que le budget alloue 40 milliards de dinars aux projets de développement, environ 37 milliards aux subventions, 73 milliards aux salaires, environ 18 milliards aux allocations familiales et 10 milliards aux dépenses de fonctionnement. Le conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a déclaré que l’accord faisait suite à des mois de médiation américaine et qu’il aiderait à financer des projets de développement et à accroître la production et les revenus énergétiques.


