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La République démocratique du Congo a signé un accord avec la société suisse ADEX Platform, spécialisée dans la technologie des diamants et des pierres précieuses, pour la commercialisation des diamants congolais. Selon l’accord, les pierres précieuses seront également transformées sur le territoire national plutôt qu’exportées à l’état brut.
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a présidé lundi la signature entre ADEX et le Fonds minier pour les générations futures, connu sous le nom de FOMIN. Le ministère a indiqué que l’accord créera une coentreprise appelée ADEX RDC S.A., détenue à parts égales par les deux partenaires.
Cette nouvelle coentreprise mettra en place en RDC une usine de taille et de joaillerie aux normes internationales. Elle développera aussi une plateforme numérique permettant la vente directe des diamants congolais sur les marchés mondiaux.
Le gouvernement affirme que cet accord vise à améliorer la transparence, à lutter contre la contrebande et à accroître la valeur ajoutée locale dans un secteur qui a longtemps eu du mal à générer davantage de revenus à partir de ses richesses minières. La RDC figure parmi les cinq plus grands producteurs mondiaux de diamants et est le deuxième producteur africain.
La production de diamants du pays a reculé ces dernières années, alors qu’il reste un acteur majeur du marché mondial. Les données officielles montrent que la production est passée d’environ 13 millions de carats en 2021 à 8,1 millions de carats en 2025, avec près de 85% de la production provenant de l’exploitation artisanale.
La production industrielle est dominée par SACIM, une coentreprise soutenue par la Chine, qui a produit un peu plus d’un million de carats l’an dernier. Cet accord s’inscrit dans la volonté plus large de Kinshasa de réformer le secteur minier et de récupérer davantage de valeur d’une de ses principales exportations.


