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Le programme HOPE Governance, soutenu par la Banque mondiale, va verser 27 millions de dollars de subventions fondées sur la performance aux États ayant atteint des objectifs clés en matière de gouvernance et de réforme des finances publiques. Cette première vague d’incitations est liée à des améliorations dans la budgétisation, la responsabilité financière et l’accès aux informations sur les dépenses consacrées à l’éducation de base et aux soins de santé primaires.
L’annonce a été faite à Abuja par le coordinateur national du programme, le Dr Assad Hassan, lors d’une retraite réunissant des commissaires, des secrétaires permanents et des responsables du budget des 36 États du Nigeria ainsi que du Territoire de la capitale fédérale. Il a indiqué que ces subventions font suite à une évaluation réalisée par un agent indépendant de vérification intérimaire.
Plusieurs États ont obtenu des montants différents selon leur conformité aux résultats de référence dits « Year Zero ». Bayelsa, Borno, Kano, Kebbi et Yobe ont chacun obtenu 1,5 million de dollars après avoir adopté des directives standardisées pour la préparation et la soumission de budgets consolidés pour l’éducation de base et les soins de santé primaires.
Neuf autres États recevront chacun 500 000 dollars pour avoir adopté des directives harmonisées pour les budgets des collectivités locales ainsi qu’un plan comptable commun. Il s’agit d’Adamawa, Bayelsa, Borno, Delta, Gombe, Kano, Plateau, Taraba et Yobe.
Quinze États ont également obtenu chacun 500 000 dollars après avoir publié des budgets citoyens pour l’exercice 2025 couvrant les soins de santé primaires et l’éducation de base. La liste comprend Abia, Edo, Ekiti, Enugu, Imo, Jigawa, Kano, Kebbi, Kogi, Nasarawa, Ondo, Plateau, Bayelsa, Borno et Yobe.
Les États non retenus n’ont pas publié les documents requis dans les délais, n’ont pas satisfait aux critères de vérification ou n’ont pas rendu les informations accessibles sur leurs sites officiels. M. Hassan a indiqué qu’une mauvaise coordination institutionnelle figurait parmi les principaux obstacles.
Le programme HOPE Governance s’inscrit dans une enveloppe plus large de 500 millions de dollars soutenue par la Banque mondiale pour améliorer la gouvernance et la qualité des services dans l’éducation de base et les soins de santé primaires au Nigeria. Le mécanisme relie le financement à des réformes mesurables en matière de gestion des finances publiques, de transparence des dépenses entre niveaux de gouvernement et de planification des effectifs.
Les autorités préparent désormais un plan de renforcement des capacités afin d’aider les États à améliorer leurs performances futures. Ce système d’incitations illustre une évolution plus large du financement du développement, dans laquelle les bailleurs multilatéraux conditionnent de plus en plus leur soutien aux résultats obtenus plutôt qu’aux seules promesses de politique générale.


