Dans sa dernière perspective sur les souverains africains, l’analyste Benjamin Young de S&P pointe des dettes structurellement élevées, des recettes basses et concentrées, et des calendriers de remboursement à leur pic comme vulnérabilités majeures.
L’Égypte représente près d’un tiers du total avec 27 milliards de dollars de remboursements en capital, suivie par l’Angola, l’Afrique du Sud et le Nigeria.
Les notations souveraines moyennes de la région atteignent leur plus haut depuis fin 2020 grâce à l’élan des réformes et à la croissance, mais cela reflète une stabilisation des indicateurs de crédit plutôt qu’une amélioration significative, les réformes de réduction de dette prenant du temps, note S&P.
Des conditions financières mondiales plus souples ont permis à certains États de revenir sur les marchés de capitaux, mais des émetteurs comme la République du Congo ont dû offrir des rendements à deux chiffres, incitant à des outils hors marché comme des placements privés et swaps de rendement total.
S&P anticipe une croissance réelle du PIB stable à 4,5% en 2026 avec des déficits budgétaires se resserrant à 3,5% du PIB, mais la dette restera élevée autour de 61% du PIB; plusieurs pays recourent à des stratégies de gestion de passif comme des rachats et extensions d’échéances pour atténuer les risques de refinancement.
Parmi les utilisateurs notables: Côte d’Ivoire, Bénin, Ouganda, République du Congo, Mozambique, Kenya et Afrique du Sud.