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Les gouvernements africains explorent de plus en plus des solutions de financement alternatives aux emprunts extérieurs, invoquant des contraintes d’endettement plus strictes et des risques de change croissants, ainsi qu’un objectif de mobilisation de capitaux locaux à long terme.
Selon Shem Joshua, expert kényan en gestion des finances publiques, la mobilisation de capitaux domestiques vise à aligner les besoins d’infrastructures à long terme sur des sources de financement stables en monnaie locale, tout en développant les marchés financiers domestiques.
Le déficit annuel de financement des infrastructures est estimé entre 68 et 108 milliards de dollars, alors que les capitaux institutionnels domestiques, tirés notamment par les fonds de pension et les assureurs, dépassent 1 000 milliards de dollars, mais moins de 5% de ces ressources sont investies dans les infrastructures ou des actifs productifs, selon l’Africa Finance Corporation.
L’exemple de l’Afrique du Sud illustre cette transition, avec une première émission d’obligations dédiées aux infrastructures en novembre 2025 ayant permis de lever 11,8 milliards de rands pour des projets validés via la Budget Facility for Infrastructure, avec des décaissements opérés par l’Infrastructure Fund de la Development Bank of Southern Africa et conditionnés à des jalons.
Le texte cite également le Kenya, qui a approuvé en décembre 2025 un Fonds national d’infrastructures et un fonds souverain, ainsi que le Ghana, où le rebond du marché obligataire domestique est présenté comme un signal de retour de la confiance et de diversification des canaux de financement.
Enfin, le rapport met en avant la taille des actifs de retraite au Nigeria, l’usage des marchés au Maroc en amont des projets liés à la Coupe du monde 2030 et la diversification des investisseurs en Égypte via des sukuk, tout en soulignant que l’absence de cadres solides pourrait décevoir les investisseurs et peser sur la confiance.


