

Quidah est une plateforme en ligne qui met en relation les investisseurs avec des opportunités sélectionnées et des analyses d’experts sur les marchés émergents d’Afrique, tout en offrant aux entreprises des services de promotion, de facilitation de partenariats et d’intelligence de marché pour attirer des capitaux et développer leurs activités.
Une obligation durable destinée à intégrer les mineurs artisanaux dans des chaînes d’approvisionnement formelles sera testée cette année par le cabinet de conseil canadien Veridicor et la société zambienne Metalex Commodities, ont indiqué les deux entreprises. La structure proposée, baptisée « stakeholder prosperity bond », vise à professionnaliser les mineurs artisanaux plutôt qu’à les évincer de leurs terres, a déclaré Rob Karpati, directeur financier de Metalex.
La première émission devrait lever entre 100 et 200 millions de dollars d’ici la fin de l’année afin d’aider Metalex à intégrer des mineurs artisanaux et à petite échelle grâce à des accords d’achat réglementés, ainsi qu’à des investissements partagés dans les infrastructures et les équipements. Les rendements de l’obligation seraient liés à des objectifs sociaux et environnementaux prédéfinis, plutôt qu’au volume de production.
Parmi les investisseurs potentiels figurent des fonds européens d’obligations durables, des investisseurs à impact et miniers, des banques et des particuliers fortunés intéressés par la durabilité, ont précisé les entreprises. Les grandes mines serviraient de centre à chaque structure obligataire pour soutenir le remboursement, tandis que les taux d’intérêt seraient ajustés en fonction des performances sociales et environnementales.
Le fondateur et directeur général de Metalex, Ayo Sopitan, a indiqué que cette structure permettrait à l’entreprise de mener des programmes plus importants d’intégration des mineurs artisanaux dans sa chaîne d’approvisionnement. Il a précisé que la société vise à s’approvisionner à hauteur d’environ 30% de son minerai auprès de mineurs locaux formés et agréés.
Le modèle est également prévu en République démocratique du Congo et au Ghana. En Afrique, l’exploitation minière artisanale se déroule souvent de manière informelle à proximité des mines exploitées par les sociétés, ce qui nuit aux profits, accroît la pollution et prive les gouvernements de recettes.


