Le Kenya dispose de plus de 13 milliards de dollars de réserves en devises, a déclaré jeudi le gouverneur de la banque centrale, Kamau Thugge, en précisant que ce matelas était suffisant pour gérer toute volatilité du taux de change liée au conflit au Moyen-Orient. Il a indiqué que la banque centrale avait renforcé ses réserves afin de se préparer à des chocs tels qu’un ralentissement des exportations, une baisse des transferts de fonds et des recettes touristiques plus faibles.
Le shilling a perdu environ 0,7% face au dollar en mars après les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, avant de récupérer la majeure partie de ses pertes mercredi, lorsque le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran. La banque centrale a aussi maintenu son principal taux directeur inchangé mercredi, tout en surveillant les effets de second tour de la flambée des prix mondiaux de l’énergie.
Thugge a expliqué que ces réserves visent à rassurer les marchés en montrant que le pays dispose d’une marge suffisante pour absorber le choc externe sans déstabiliser la monnaie. Le message de la banque centrale est que le Kenya peut encaisser cette pression tout en surveillant l’impact plus large sur l’économie.