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Le Kenya a demandé un soutien financier rapide à la Banque mondiale pour aider son économie à faire face aux chocs provoqués par la guerre en Iran, a déclaré à Reuters le gouverneur de la banque centrale, Kamau Thugge. Le pays d’Afrique de l’Est cherche à éviter des pénuries d’importations essentielles comme l’essence, tout en maîtrisant la hausse des coûts qui pourrait alimenter l’inflation.
M. Thugge a indiqué que la demande de financement rapide auprès de la Banque mondiale était importante, sans en préciser le montant. Il a ajouté que ce prêt viendrait s’ajouter à un mécanisme de soutien budgétaire, appelé opérations de politique de développement, que les deux parties discutaient déjà avant le début de la crise.
Cette démarche intervient alors que le Kenya rejoint un nombre croissant de pays sollicitant les institutions multilatérales pour faire face aux retombées du conflit. Le président William Ruto a déjà signé une loi ramenant la taxe sur la valeur ajoutée appliquée aux produits pétroliers de 13% à 8% pour une durée de trois mois, signe de la pression qui pèse sur les finances publiques alors que le gouvernement tente de protéger les consommateurs de la hausse des prix des carburants.
La banque centrale du Kenya a également abaissé la semaine dernière sa prévision de croissance pour 2026 à 5,3% contre 5,5%, avertissant que la guerre en Iran pourrait toucher des secteurs clés de la plus grande économie d’Afrique de l’Est. Des analystes ont estimé que la demande adressée à la Banque mondiale devrait soutenir la confiance, même si le pays reste exposé en raison de sa dépendance aux importations de pétrole et du risque que la hausse des prix du brut continue de peser sur le shilling.
M. Thugge a indiqué que la monnaie s’était légèrement affaiblie au plus fort des combats entre les États-Unis, Israël et l’Iran, mais qu’elle avait depuis récupéré la majeure partie de ses pertes. Il a ajouté que toute nouvelle dépréciation serait ordonnée et que la banque centrale disposait de réserves suffisantes pour limiter la volatilité, avec des réserves en devises fortes supérieures à 13 milliards de dollars, soit 5,8 mois de couverture des importations.


