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Le Conseil des ministres a annoncé que l’État malien détenait désormais 51% d’une nouvelle coentreprise d’explosifs industriels avec Auxin Chemical Technology, renforçant le contrôle public sur des intrants jugés sensibles et illustrant l’expansion industrielle chinoise au Sahel.
Cette évolution intervient alors que le Mali, le Burkina Faso et le Niger — dirigés par des autorités militaires après des coups d’État récents — se rapprochent de la Chine et de la Russie, un réalignement qui a alimenté les inquiétudes de certains investisseurs occidentaux, sur fond de nouveaux accords liés notamment au raffinage de l’or et à la sécurité.
Le code minier malien de 2023 a relevé la part de l’État dans les projets miniers et renforcé les exigences de contenu local, dans le cadre de réformes visant à augmenter les revenus tirés du secteur. Auxin, filiale du groupe chinois NORINCO, fournit déjà des explosifs industriels à six pays africains, selon ses listings de projets.
La filiale malienne FARATCHI-CO SA, annoncée pour la première fois en 2024, doit produire des explosifs à usage civil destinés aux activités aurifères, au lithium et aux carrières, selon un communiqué lu à la télévision d’État. Les autorités ont indiqué que la majorité publique vise à renforcer la gestion des explosifs, promouvoir une industrie locale, améliorer la supervision et assurer la sécurité.
Auxin conservera 49% et apportera le financement ainsi que l’expertise technique, l’usine devant être construite dans un délai de 12 mois, sans coût communiqué par le gouvernement. Selon le ministère des Mines, le Mali compte environ 30 opérations aurifères industrielles — dont 15 grandes mines — ainsi que deux mines de lithium majeures et de nombreux sites de carrières.
Le secteur a toutefois été affecté par les réformes et l’insécurité, des facteurs ayant contribué à une baisse d’environ 23% de la production industrielle d’or l’an dernier, selon un autre article de Reuters publié ce mois-ci.


