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Les dirigeants d’Afrique centrale ont ordonné jeudi des mesures urgentes pour stabiliser des économies en affaiblissement, notamment le rapatriement d’actifs publics et de recettes d’exportation détenus à l’étranger.
Selon un communiqué publié à l’issue d’un sommet extraordinaire à Brazzaville organisé sous l’égide de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), les six chefs d’État ont convenu de mettre en œuvre immédiatement le retour des recettes d’exportation, en donnant la priorité aux entreprises du secteur extractif.
Ils ont également demandé aux gouvernements de poursuivre et de finaliser les négociations avec les entreprises afin de rapatrier des fonds destinés à la restauration environnementale des zones affectées par la production pétrolière, une démarche jugée essentielle par des responsables pour rétablir la liquidité du système bancaire régional.
Le sommet a été convoqué alors que la région fait face à une croissance atone, à l’affaiblissement des prix des matières premières, à des chocs climatiques et à un durcissement des conditions financières mondiales.
Ces mesures s’inscrivent dans le prolongement d’une décision prise l’an dernier par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) imposant aux compagnies pétrolières internationales de placer des fonds de restauration environnementale sur des comptes gérés par la BEAC dans le cadre d’une réforme soutenue par le FMI, malgré l’opposition de l’industrie; ces fonds, estimés entre 3 000 et 6 000 milliards de francs CFA (5 à 10 milliards de dollars), sont actuellement détenus dans des banques étrangères et destinés à financer le nettoyage une fois la production terminée.
Les dirigeants ont enfin demandé aux gouvernements d’accélérer ou de finaliser les programmes économiques et financiers avec le FMI et d’aligner les budgets nationaux sur les engagements pris, notamment en matière de viabilité de la dette et de consolidation des positions extérieures.


