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L’indice mondial des actions MSCI a légèrement reculé mardi, tandis que le brut américain se négociait au-dessus de 115 dollars le baril, les investisseurs attendant l’issue du bras de fer entre les États-Unis et l’Iran. L’Iran ne montrait aucun signe d’acceptation de l’exigence du président Donald Trump d’ouvrir le détroit d’Ormuz avant la fin de la journée, maintenant les marchés sous tension.
Le conflit a déjà renforcé l’aversion au risque sur l’ensemble des classes d’actifs, avec Wall Street en baisse et les actions européennes également sous pression. Les opérateurs ont expliqué que l’incertitude sur une issue rapide ou une escalade poussait de nombreux investisseurs à rester à l’écart, partagés entre l’espoir d’une résolution et la crainte d’un choc plus profond.
L’Iran a effectivement fermé le détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre à la fin février, et les médias iraniens ont indiqué que les frappes s’étaient intensifiées, touchant des ponts ferroviaires et routiers, un aéroport et une usine pétrochimique. Trump a menacé de détruire les centrales électriques iraniennes et d’autres infrastructures clés si Téhéran ne respectait pas son ultimatum, alimentant la crainte d’un choc plus large sur l’offre énergétique.
Les prix du pétrole ont rebondi alors que le détroit restait fermé et que l’intensité des frappes augmentait. Le brut américain a progressé de 3,02% à 115,81 dollars le baril après avoir touché 117,63 dollars, tandis que le Brent s’échangeait à 110,14 dollars, accentuant les inquiétudes sur l’inflation et un possible ralentissement de l’économie mondiale.
La réaction du marché a aussi modifié les anticipations sur les taux, les opérateurs ne pariant plus sur une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine cette année. Le dollar évoluait près de son plus haut niveau en presque 11 mois, les investisseurs restant en attente avant l’échéance fixée par Trump, ce qui montre à quel point le conflit déborde des marchés de l’énergie vers les devises et les obligations.


